Bibibibibiphoque !!!

Bonjour à tous

Une petite explication à ce silence radio depuis quinze jours… et bien, juste repousser toujours au lendemain, puis au surlendemain, puis ne plus avoir de batterie, puis se dire qu’après tout, la fleeemmmme, et du coup petit à petit, on se retrouve deux semaines plus tard, avec une tonne d’anecdotes à raconter. Nous tenterons donc de rester concis !

Alors, depuis notre dernier post…

Départ de Dunedin, au sud-est de l’île du Sud, après une nuit confortable dans un petit motel de bord de route, afin de faire sécher la totalité de nos affaires, à tordre après notre marche de 3h à Mont Cook. Nous étalons chaque petite culotte, chaque chaussette, sur les chaises et canapés ; bourrons nos chaussures de papier toilette et les collons au radiateur. Résultat : deux minutes après notre arrivée, la chambre spacieuse a un air de squat à l’odeur douteuse. Bouarf !

P1220603 (Copy)Nous roulons donc toujours plus au sud, et donc vers toujours plus de froid et de vent. Au milieu de ce paysage quasi hivernal, nous partons en randonnées au bord de l’eau, surprendre les colonies de phoques à fourrures vautrés sur les rochers, quelques petits pingouins et dauphins bondir dans les vagues ou encore se faire attaquer encore et toujours par ces vicieuses mouettes.

Lassés de la pluie, nous traversons donc rapidement la région, en route vers l’ouest et les fjords.

P1230010 (Copy)Les montagnes dentelées, comme grignotées par les centaines de lacs d’eau douce ou bras de mer, tombent à pic nous offrant des panoramas déroutants. Nous sommes minuscules au milieu de cette nature brute, où l’homme, tout comme l’animal, prend très peu de place. En effet, durant nos divers treks nous prenons conscience que l’absence d’animaux, à part les oiseaux, est frappante, au point de nous pousser à enquêter un peu. La Nouvelle-Zélande est le règne du végétal ! Avant l’arrivée des hommes sur l’île, maoris et européens, les seuls mammifères étaient les chauves-souris (pas d’herbivores, pas de félins ni de marsupiaux…). Aucun reptile non plus. La différence est saisissante avec l’Australie pourtant toute proche !

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Pendant quelques jours nous explorons la région, depuis la mer dans les Milford Sound, à pied sur les nombreuses pistes de randonnées, en bord de lacs où nous profitons du camping sauvage pour lézarder aux quelques rayons de soleil. Bon, il faut vous avouer qu’après bientôt 3 mois de camping, dont 2 mois en tente et avec un budget qui s’est essoufflé depuis longtemps ce n’est pas le luxe qui nous étouffe. Même si nous adorons notre petit cocon et nous félicitons chaque matin en battant notre propre record de « paquetage d’affaires » (tiens, faudrait se chronométrer), que nous nous sentons libre tout ça tout ça … nous privilégions le camping sauvage, devons passer par la case calinette pour atténuer l’odeur de têtard mort, continuons l’épreuve sélection du linge sale, mi sale, très sale… et craquons pour un camping avec douche quand mes cheveux semblent dire : « Non mais tu délires où quoi !!? ». On a fait plus glamour… ! Mais bon, ça provoque de bonnes séances de fou rire tous les soirs ! Quand on s’aime (et surtout quand chacun reste dans son duvet… :P) tout ça n’a pas trop d’importance !

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Puis c’est enfin l’heure de notre première « Great Walk » : neuf circuits de randonnées itinérants de plusieurs jours, en autonome, répartis sur tout le territoire et traversant les plus beaux paysages de Nouvelle-Zélande. Bien évidemment, nous choisissons une des plus éprouvantes et plus sujette aux intempéries… forcément, pourquoi commencer par la plus facile ? Après avoir guetté nerveusement la météo et la neige s’accumulant au sommet des montagnes alentours, nous rajoutons un caleçon et une cape de pluie dans notre paquetage, bouclons nos affaires, tente, nourriture, vêtements de rechange et partons pour la célèbre Kepler Track.

P1230108 (Copy)Les dénivelés sont impressionnants : plus de 1000m positif en 3h le premier jour, puis 2000m en cumulé le jour d’après… Nous tenons bien le rythme, malgré la météo (et surtout le veeeeeeeeeent), le poids des sacs et les ampoules inévitables pendant ces 63km. Le Seigneur des Anneaux semble avoir été tourné dans chacun des paysages que nous traversons ; au-dessus des nuages, au sommet des crêtes, alors que les Kea (perroquets des montagnes) planent au-dessus de nos têtes, c’est juste 360° de bonheur à l’état pur, tous nos efforts sont récompensés ! Bon on vous épargne les coups de gueule inévitables dû à la fatigue (deux nuits en refuge avec des ronfleurs et une sous la tente avec la pluie), le craquage de nerfs dû à une cheville rebelle, et un peu de lassitude après des heures de forêt interminable… on ne vous dira pas non plus que 3 jours sans douche après des heures et des heures de marche intensive ça imprègne chacun de nos vêtements et chaque pore de notre peau, et que remettre notre tenue de marche le matin en devient presque douloureux. (Flo : « J’ai reçu cinq lettres de menace : mes poils de d’ssous-bras refusent de vivre dans ce taudis ») !!

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DSCN2741 (Copy)Les jours suivants nous remontons en direction de Christchurch par la côte ouest. Nous passons par la région des glaciers pour quelques splendides randonnées et jouons aux chercheurs d’or traquant la pépite, qui rembourserait tout le voyage, dans les ruisseaux glacés. Et on en a trouvé !!! Oui, oui messieurs dames, de l’or, du vrai, scintillant tout ça… mais ne valant pas un copec :/ Des débris d’ « or des fous »…

P1230475 (Copy)Je ne vous ai pas parlé des « bibi phoques », petites boules de poils agiles et pataudes, rampant sur les rochers, s’accrochant aux mamelles de leur mère, criant ou jouant ensemble dans les trous d’eau ! Trop trop chou !!! Ah oui, et un peu moins trognon : se réveiller un matin et découvrir que notre tente a été croquée. Oui littéralement ! Je crie donc, « C’est un kiwi, sûr sûr c’est un kiwi qui a grignoté la toile ! » et Flo me répond un peu désœuvré que le trou est à presque 1m du sol… et que le kiwi « n’a pas d’aile… ahhhh y peut pas voooler »… Bon on découvrira en paquetant la tente, qu’une araignée de la taille d’une pièce de monnaie s’est réfugiée sous mon matelas !!! On a donc recousu la moustiquaire, un peu incrédule ! Bordel, une araignée a bouffé notre tente !!!

Pour l’instant, nous sommes à l’extrême nord de l’île du sud. Nous partons demain pour une nouvelle « Great walk » de 4 jours, en espérant que le temps soit clément (il pleut à verse pour l’instant). Retour à la civilisation à la fin du mois, on vous tient au courant.

On vous embrasse fort, a très vite promis,

Les Apprentis Nomades

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