L’Ecosse en camping-car !

Bonjour à tous, les trois nomades finissent leur périple en terres écossaises, entre Lochs et monts brumeux. Quand on pense à l’Ecosse, les images qui viennent à l’esprit sont celles de paysages verdoyants, de lochs interminables, de nuées de moutons blancs ou encore de distilleries de whiskies! L’Ecosse c’est un paysage de carte postale continu, semblant avoir été photoshopé tant les couleurs sont intenses. Il faut dire que les contrastes sont forts sous les reflets gris du ciel quasi toujours couvert et avec la végétation d’un vert dense tant elle est gorgée d’eau.

Le voyage s’est bien passé, Louis étant dans sa phase « VRRRROUUUM-BUS-AVION-TRAIN-TRRRRACTEUR !! », il était tout heureux d’embarquer « là-haut ». Dodo dans le dos de papa et zou, les 2h20 sont passés comme une lettre à la poste

A notre arrivée, la première étape est de récupérer notre maison/voiture/aireDeJeuxQuandIlPleu (à savoir notre camping-car) pour les dix prochains jours. L’engin mesure la taille d’une piscine soit environ 7m de long, Flo manque de peu le fossé quand il se met au volant de la bestiole. Rien ne l’aide vraiment entre les dimensions, le manque de reprise, le volant à droite et la voie de circulation à gauche (of course), mais aussi le levier de vitesse « pour gaucher » ! Après avoir serré les fesses les 15 premières minutes les choses s’améliorent et Flo dompte la bête ! Premier arrêt approvisionnement dans la ferme coopérative biologique « Whitmuir » avec visite du jardin et petit « tracccccccteur » pour Louis. Ensuite nous voilà parti sur les routes pour le Loch Lomond, retrouver Claire, fraichement installée à Glasgow depuis quelques semaines pour un pique-nique à Balloch !

Le camping sauvage dans notre « bus » est une sacrée découverte pour tous les trois. Flo et moi nous sentons comme des rois avec un camping-car au confort +++. Bien pratiques les toilettes et douches pour pouvoir nous arrêter n’importe où, et puis l’espace pour ne pas nous marcher dessus. Louis joue comme un petit fou avec les nombreuses cachettes, les échelles, lits, placards, boutons en tout genre (warnings, four, frigo… damned )!

Le coté moins glamour du truc c’est la boîte à popo… on tire à la courte-paille avec mon chéri pour savoir qui s’y colle car il faut la vider régulièrement. Vous vous en douterez bien : je délègue cette tâche ingrate ! On se sent comme dans un avion à chaque démarrage « Placards et fenêtres, check. Panneau central éteint, check. Frigo, check. Gaz, check. Pompe principale, check. Parés au décollage, pardon, au départ ».C’est le risque d’autant de sophistication, un soir en s’installant pour la nuit, malgré tous nos efforts, le froid gagne l’habitacle. Le chauffage nous a lâchés. Donc plus d’eau chaude ni douche ni chauffage… Arglllll ! Forcément ça arrive alors que nous sommes à l’autre bout de l’île de Skye, au phare de Neist Point, au bout du bout du pays, avec un vent glacial et une pluie d’enfer ! Moi je me vois quand même camper ici, face aux éléments bien à l’abri dans mon nid. Flo plus réaliste reprend la route et nous cherche un camping pour que notre fils ne se transforme pas en bâtonnet de poisson congelé. Gros hic, les campings ne sont pas nombreux, et à 21h passé les 2-3 sites sont fulls… A ce moment-là on se sent bien dépendant de la technologie et on est un peu dépités pour tout vous dire. Mais bon, hé, les nomades c’est l’aventure !

On explique à Louis, épuisé forcément qui hurle de fatigue… que ce soir c’est un peu spécial, on va dormir tous les trois ; et en plus « là-haut » en pointant notre lit perché au-dessus de l’habitacle. Le regard de notre petit garçon s’illumine. Il part chercher sa gigoteuse dans sa cabane-lit, enfourne sa tétine, cale son doudou sous son cou et commence à grimper l’échelle qui monte au perchoir en babillant « dodo, dodo, dodo », trop chou ! Nous dormirons blottis tous les trois comme une famille pingouin… trop bien !

Finalement, la panne ne sera pas réparable, il faut commander des pièces. Nous alternons donc vrais camping pour mettre notre chauffage d’appoint, et camping sauvage en mode pingouin-doudoune-moufles, car quel plaisir de se réveiller perdus au milieu de nulle-part !

Au-delà de cet épisode technique, nous nous régalons des paysages et de l’immensité de l’Ecosse. Chaque Loch donne l’envie de s’y poser, la pluie éparse contribue a créer un climat un brin mystique et la nature domine. Ce voyage est l’occasion pour nous d’instaurer un autre rythme avec Louis, être un peu plus cool sur la nourriture  (grande sensation de victoire quand il accepte une cuillère de soupe ou une tomate cerise au milieu du cheddar et des pâtes !!!!) et surtout de passer pleins de bons moments tous les trois. Dans les premières : barque de pêcheur et rencontre avec les phoques, ballade au milieu de rennes, visite de châteaux grandioses, course poursuite avec un train à vapeur, prendre le ferry et bus anglais à double étages.

 

 

 

 

 

Voyager avec un petit loup c’est aussi l’assurance « sourires » avec tout un chacun et ça rends les rencontres bien plus faciles et simples ! Des vacances comme celles-ci, on en redemande !!

A bientôt sur les routes du monde,

Les Apprentis Nomades

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