Islande, 2 mois après…

Bonjour à tous,

Pour la plupart d’entre vous, nous vous avons vu depuis notre retour fin juin. Nous espérons pour les autres que vous n’avez pas envoyé toute la police islandaise à notre recherche… En effet, plus de deux mois sans signe de vie cela aurait pu paraitre bien étrange ! Bref, en fait c’est plutôt mon petit côté maniaque qui me chatouille (référence à l’épisode « The Closure Alternative » de la série « The Big Bang Theory ») et me supplie d’écrire cet article.

Cela a été très difficile de vous décrire notre séjour en Islande, en omettant volontairement que nous étions en réalité trois nomades à vivre cette aventure. Notre petit passager clandestin s’est invité avant même que nous réservions les billets d’avion mais ne s’est manifesté qu’une semaine avant notre départ. Que d’émotion ! Un petit marmousset, un petit poussin, une petite olive, un(e) petit(e) nomade… nous sommes tellement heureux et impatients de son arrivée, prévue pour tout début février.

Durant tout notre séjour nous avons donc essayé de rester plutôt évasifs, aborder la beauté des paysages et le froid de gueux. Ce que l’on ne vous a pas dit c’est aussi :

– mon angoisse avec des nausées de premier trimestre carabinées à l’idée de rester enfermer 4h en l’air dans un avion, alors même que je suis déjà malade sur tout autre moyen de locomotion que mes deux pieds (avion, bateau, voiture, bus, canoé, pédalo, tapis volant, poney, dromadaire…) et finalement m’endormir à peine avoir quitté la piste.

– la boite de 36 kiris apportée de France, que je n’achète jamais en bonne apprentie-naturopathe que je suis, seul aliment avec les crackers et la viande me permettant d’apaiser mes nausées. On aurait aussi pu vous parler de mon TOC à les compter chaque jour pour ne pas me retrouver à court, ou du regard foudroyant envoyé au futur papa s’il osait m’en piquer un et fausser ainsi mon planning !

-la frayeur que nous avons eu quelques jours après notre arrivée ; quelques gouttes de sang nous faisant retraverser le pays du nord au sud (soit 250 km aller puis retour dans la journée) à la recherche d’un des rares échographe islandais pour nous rassurer. Notre découverte du système de santé local et des adorables sage-femme et gynécologues.

– la frustration de ne pouvoir ni me baigner dans les hot pools, piscine naturelle d’eau chaude voir bouillante, ni randonner plus de trois heures, très fatiguée. Vous avez donc les photos : « Florian dans l’eau », « Florian a une forme olympique », « Florian se la pète car trop refait d’avoir une forme olympique et de barboter dans l’eau chaude » mais on a filtré les « Charlotte est au bout de sa vie » ou « Charlotte se bave dessus en s’endormant partout ».

– et bien sûr tous les moments de tendresse en essayer d’imaginer notre petit(e) viking(e) bien au chaud dans mon ventre, les 36000 manières d’annoncer cette merveille à nos proches, l’émotion d’être les seuls gardiens de ce si beau secret…

Le voyage s’est donc déroulé plus calmement que ce que nous l’avions prévu. Pas de plongée sous-marine, un peu moins de tente, des pauses-confort dans des hôtels plus régulièrement, moins de randonnées longues et de challenges sportifs… en fait plus de douceur qui nous a fait travailler notre lâcher-prise et permis de penser le voyage autrement. Une belle parenthèse, une belle bulle. Nous avons fait tout le tour de l’île à notre rythme, avons campé vers Akureyi dans un camping quasi-sauvage tout près d’une réserve ornithologique, avons aperçu des baleines bleues et avons pêché au gros pour la première fois. Plus à l’est, nous avons marché des heures le long des falaises à la recherche des colonies de phoques et nous avons flânés dans des minuscules ports de pêches au milieu de nulle part. Au sud, nous avons passé des heures dans la baie de Jokulsarlon, à observer les mouvements quasi imperceptibles à l’oeil nu des centaines et centaines d’icebergs bleu-glace et à trembler au grondement des blocs se détachants. Nous avons aussi échappé de justesse à une tempête de cendre aux abords du célèbre volcan Eyjafjallajokull, bourrasque pouvant vous retourner le véhicule ou vous abraser toute la carrosserie… A Vik, nous avons traqué les attendrissants petits macareux, accrochés plus hauts aux falaises à pic, volants maladroitement avec des ailes semblants bien trop courtes !

Voilà donc ce voyage islandais derrière nous. Une belle aventure se dessinant dont nous vivons chaque instants… et puis plein d’autres destinations à venir, à trois bien sur !

A très vite sur les routes du monde,
Les Apprentis Nomades

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